Le mot du Président
Interview par L.Dailly. Paru en juin 2004 dans Grenoble Isère Patinage n°1
Succéder à Danièle Bocquet, fondatrice du CSGGI avec son epoux Serge en 1965, c’est la mission qu’à décidé d’assurer Gérard Balthazard en 2002, en s’installant aux commandes du club. Mais avec la passion du patinage qui l’anime depuis ses tendres années, ce commercial de 40 ans a su prendre fidèlement le relais, en apportant sans cesse des idées nouvelles, pour promouvoir un développement moderne de la discipline chère au cœur des Dauphinois.
Quel bilan dressez-vous après deux saisons de présidence ?
Gérard Balthazard : Un bilan forcément satisfaisant. D’abord, les résultats de nos différentes sections progressent de saison en saison. Ensuite, les séances d’entrainement se déroulent bien et de manière coordonnée. Mais surtout, je constate une nette amélioration de l’état d’esprit, qui s’est traduite par le regroupement des trois clubs, l’AS CEA, Com Schneider et le CSGGI. Aujourd’hui, toutes les barrières sont tombées. Chacun garde son identité, mais nous travaillons main dans la main. Cet esprit d’ouverture gouverne également nos relations avec les autres disciplines.
Justement, la communication avec les responsables des autres sports de glace s’est fortement développée dernièrement. Etait-ce l’une de vos priorités ?
G.B. : En effet, je pense qu’on ne peut parvenir à ses fins en restant cloisonné. Nous entretenons d’excellentes relations avec les responsables du hockey sur glace. Jean-Luc Blache pour l’Elite et Fabrice Hurth pour le hockey amateur, ainsi qu’avec Muriel Audemard, présidente du club de short track. Il y a beaucoup moins de frontières qu’auparavent, et nous nous orientons vers une véritable collaboration. Nous avons tout à gagner d’un travail commun sur la détection, la formation des jeunes, l’accompagnement vers le haut niveau tout en favorisant une bonne scolarité.
Vous dirigez-vous ainsi vers la création d’un centre de formation ?
G.B. : Ce serait notre idéal à moyen terme. Pour l’instant, nous envisageons l’organisation en commun de journée de détection des jeunes talents. Mais il est indispensable d’offrir rapidement une structure permettant aux petits passionés de grimper vers le haut niveau, et garantissant une bonne éducation scolaire et un avenir professionel. Nous pourrions nous diriger vers un centre sportif avec le hockey et le short track.
Le haut niveau est-il donc votre objectif n°1 ?
G.B. : C’est une de mes priorités ? Dans une agglomération traditionellement attachées aux sports de glace, il est essentiel de faire vivre un grand club de patinage, dans lequel les talents peuvent s’exprimer dès leurs débuts et jusqu’à leurs dernière médailles. Les structures de Pôle Sud nous permettent de travailler en ce sens. Et les performances de nos locomotives Yoann Deslot, Justine Cariou ou encore de Muriel Mégevet, témoignent de cette évolution. Mais la force d’un grand club, c’est aussi de satisfaire tous les pratiquants de tous niveaux. Et il faut s’efforcer de développer ce concept de patinage "à la carte" dans un souci de cohérence.
Quelles sont vos attentes à l’aube d’une nouvelle saison ?
G.B. : J’espère un renforcement de l’esprit club. Toutes les enseignantes, salariées, donnent beaucoup de leur temps et de leur personne. J’aimerais que chacun suive cet esprit d’équipe associative, ne serait-ce qu’en organisant des déplacements tous ensemble lors des compétitions. Pour que ce sport individuel se conçoive comme un sport collectif.








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